Influence de l'activité physique
sur certains cancers
Dans une étude épidémiologique, Blair et ses
collègues ont suivi 13344 personnes sur une période
moyenne d’un peu plus de 8 ans. Ils rapportent une relation
entre le niveau de condition physique et le taux de mortalité
par cancer. Les facteurs d’influence potentiels ont été
contrôlés. De plus, il ressort de cette étude
que même de légères améliorations de la
condition physique produisent des bénéfices pour la
santé.
Cancer du sein et de l’appareil reproducteur
Une étude menée par Frisch et ses collègues ,
en Angleterre, rapporte que les ex-athlètes féminines
de niveau collégial ou universitaire ont un taux d’apparition
de cancers du sein et du système reproducteur significativement
plus bas que les non-athlètes. Les facteurs d’influence
positive (l’âge, le nombre de grossesses, la cigarette,
la prise de contraceptifs oraux,...) étaient contrôlés.
Pour être considérée comme athlète, il
fallait avoir aux moins deux entraînements par semaine avec
l’une des équipes sportives (compétitive ou récréative)
de l’institution pour une période d’au moins un
an.
Cancer du colon
Selon des travaux de recherche fondés sur la comparaison avec
témoins et sur l’étude comparative de cohortes,
il existe un lien entre l’augmentation de l’activité
physique et la diminution du risque de cancer du colon, l’exercice
physique favorisant le transit intestinal.
L’activité physique peut réduire de 50% le risque
qu’une personne soit atteinte d’un cancer du colon.
Les cancers dus au tabagisme
Le tabagisme est le facteur de risque de cancer le plus important,
principalement le cancer du poumon, de la cavité buccale, de
l’oesophage, du larynx, mais aussi de la vessie et du rein pour
lesquels l’incidence est plus élevées chez les
fumeurs. Un tiers de tous les décès causés par
cancer sont associés au tabagisme.
La pratique des APS s’accompagne le plus souvent d’une
amélioration spontanée de l’hygiène de
vie globale, avec une diminution du tabagisme