Influence de l'activité physique
sur le diabète
Le diabète de type I, insulino-dépendant, apparaît
chez les jeunes. Il est dû à l’absence d’insuline
et requiert impérativement pour son traitement l’administration
d’insuline. L’activité physique chez une personne
atteinte de diabète de type I n’a pas d’effet direct
et doit être pratiquée sous contrôle médical.
La situation est toute différente en ce qui concerne le diabète
de type II (diabète gras, non insulino-dépendant). Le
diabète gras est souvent dû à un excès
pondéral ou un manque d’exercices physiques. Dans ce
type, qui apparaît surtout après l’adolescence,
l’insuline, normalement sécrétée, est mal
utilisée par les récepteurs cellulaires.
Le nombre de transporteurs au glucose étant faible, la sensibilité
des tissus à l’insuline est diminuée. L’exercice
physique d’endurance permet d’augmenter le nombre de transporteurs
au glucose dans le tissu musculaire.
En effet, lors d’un exercice
physique, il y a exocytose partielle de GLUT4, le transporteur spécifique
du glucose dans les muscles squelettiques. Le nombre de transporteurs
étant augmenté, le muscle à une meilleur sensibilité
à l’insuline.
L’entraînement en endurance
accroît donc la sensibilité des tissus à l’insuline
et en diminue ainsi les besoins.
Bühr a pu démontrer que le repos complet au lit ralentissait
l’absorption du glucose par les cellules après 3 mois
seulement. Ce phénomène n’a pas été
observé chez des sujets alités qui recevaient des soins
de kinésithérapie appropriés.
Faire du sports c'est être mieux dans son corps.